Astrophotographie : 3 tips pour réussir ses photos d’astres en argentique

Réussir ses astrophotos et tenter d’immortaliser le ciel donne envie à de nombreux photographes. On voit souvent sur Instagram et aillleurs de magnifiques photos de notre ciel. Quel régal !! Pour la majeure partie, elles sont numériques.

Comment réussir à faire de même en argentique ? Peut-on obtenir une belle photo de la voie lactée avec notre bobine Ilford ou Kodak ?

Valeurs exemples

Tout est évidemment question d’exposition encore une fois !

Nous avons notre pellicule chargée et donc notre sensibilité est fixée. Il nous faut à présent définir notre ouverture et notre durée d’exposition.

Voici quelques valeurs que j’utilise pour des photos d’étoiles :

  • Ciel absolument noir : 120 sec – F/4 – ISO 1600
  • Ciel modérément lumineux : 45 sec – F/4 – ISO 1600
  • Ciel lumineux et pollué : 15 sec – F/4 – ISO 1600
 
Si les photos de nuit te font de l’oeil, tu seras intéressé.e par le travail de Darren Almond que je présente ici –> Darren Almond – Fullmoon
 

Ceci étant dit il convient maintenant d’ajuster ces valeurs à ta propre expérience. Ah j’oubliais, ces valeurs ne tiennent pas compte de l’erreur de réciprocité !!

astrophoto parc vanoise
Etoile polaire sur le parc National de la Vanoise Chinon CE4 | Ilford HP5+ 400 | 20' (1'30" corrigé à 20')

Erreur de reciprocité

Par exemple, une exposition de 1 min doit être corrigée à 7 min et 27 sec, du fait de l’erreur de réciprocité, pour une pellicule HP5+. La valeur corrigée sera différente pour chaque film (Ilford HP5+, Ilford FP4, Kodak Portra, Foma Action, etc).

On peut utiliser les tables des fabricants et/ou des applis pour trouver nos corrections d’exposition. En effet, dans la notice des pellicules une petite note sur l’erreur de réciprocité donne des plages ou des formules à utiliser. Question appli, j’utilise Reciprocity Timer. Elle permet, pour quelques euros, de définir le film, les éventuels filtres, la durée initiale d’exposition et donne le temps corrigé. Très facile, très pratique.

A ce moment de l’article, je te dois une petite précision, je ne parle ici que d’astrophotographie fixe. Pour les plus curieux, et experts, il y a un autre type (dit “avec suivi”) avec des instruments (parfois simples) pour faire tourner l’appareil et ainsi suivre le mouvement des étoiles.

De mon côté, en fixe donc, les étoiles tournent et laissent un filé. Elles tournent toutes sauf une, l’étoile polaire, qui reste “fixe” au centre. Les traits non concentriques sont les satellites et les avions.

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Filé d'étoiles sur le parc National de la Vanoise Chinon CE4 | Ilford HP5+ 400 | 7'27" (1' corrigé à 7'27")

Le filé d'étoiles et la règle du F500

Si tu veux éviter le filé d’étoiles, comme on le voit sur les photos au dessus, et que tu n’as pas de système de suivi, il faudra limiter le temps d’exposition. Une règle existe pour te donner un ordre d’idée du temps maximum en secondes, en fonction de la focale en mm.

T_{max} = \frac{500} {Focale (mm)} 

Exemples : avec une focale de 28 mm, le temps d’exposition sera de 17 secondes. Reste maintenant à adapter la sensibilité (ISO) pour une exposition correcte.

Liens

Quelques liens pour en savoir plus ou découvrir d’autres photographes :

  • Jase et ses clichés de la voie lactée –> Insta/Jase
  • James Cormier avec ses photos d’étoiles à la chambre (en anglais pour les textes) –> Blog/James
  •  Les détails de l’astrophoto fixe par Arnaud Fiocret –> Site/Fiocret
  • Baptiste de EMGK Photographie nous fait découvrir la pose longue dans l’une de ses vidéos –> Youtube/EMGK
  • Reciprocity Timer pour iPhone (pas trouvée pour Android)
 
 
Féru.e d’astrophoto, n’hésites pas à laisser un petit commentaire pour me dire ce que tu as pensé de cet article 😉

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